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Les prochaines dates des jeudis de La Clic à retenir sur votre agenda :
 

  • 10 octobre 2019
  • 28 novembre 2019
  • 16 janvier 2020
  • 12 mars 2020
  • 28 mai 2020


 



Fête des artistes 2019
une réussite grace à vous : 300 visiteurs!!!

voici les résultats du jeu photo



 





Lisa Roze travaille en argentique et fait pour chacun de ses modèles, un résultat de l’ordre du sur-mesure. Chacune de ses photos a son alchimie, et tout comme en peinture on ressent la magie et l’improvisation dues à l’instant, au hasard de la lumière du jour.
Pour ses pochettes et ses expositions, la photographe intervient sur ses photos d’une façon très artisanale et projette son travail au rang de plasticien, en en faisant ainsi une œuvre originale.


https://www.lisaroze.com/


 




Portrait de la France des mal-logés : travail réalisé en juillet 2016 et exposé à Paris hôtel de ville


Tout a commencé par le désir de prendre la route et de capter une image de la France des mal-logés. Il y a eu également l’envie de m’essayer à une autre photographie en oubliant un temps mes automatismes, en renouant avec une tradition de la photographie documentaire, avec la volonté de prendre le temps d’aller à la rencontre et d’écouter ceux qui souffrent. Pour ce faire, durant le mois de juillet 2016, j’ai traversé la France avec mon vélo. Utilisant un appareil photographique rudimentaire, objet d’une autre époque, je n’ai cessé de constater que les photographies que je réalisais aujourd’hui de
ces personnes vivant dans la misère auraient pu être faites il y a 100 ans. Hélas.
Durant cette plongée dans une autre réalité sociale, je n’ai pas pu oublier que la France est bien la 6e puissance économique mondiale, que notre pays compte 3,8 millions
de personnes mal-logées et que 12,1 millions de personnes sont touchées par le mal logement.

Puis 6 mois plus tard la fondation Abbé Pierre m’a demandé de retourner voir 5 personnes (sur les 50 rencontrées) pour les photographier à nouveau en mode reportage…j’ai refusé et alors j’ai proposé de les filmer.

En 2018 La Condition Publique, centre d’art à Roubaix m’a proposé d’exposer le Portrait de la France des mal-logés. Elle m’a ensuite proposé de réaliser un travail de résidence. J’ai posé une réflexion sur l’amour et le mal logement ; voici le pitch rédigé à l’époque :
J’ai croisé des couples vivant à la rue ou souffrant d’un logement insalubre. D’autres s’angoissaient après avoir reçu leur avis d’expulsion. Je me suis parfois surpris à porter un regard condescendant sur leurs sentiments. Par projection, par comparaison je doutais de leur relation. Que signifiait pour eux la notion de couple? Comment s’aimer dans de pareils tourments?

En avril 2017 j’ai photographié un couple de personnes vivant à la rue. Elles étaient toutes les deux fortement alcoolisées et relataient leur soirée de la veille où elles s’étaient battues. Elles en riaient. Elles disaient s’aimer. Puis elles se sont embrassés.

Cette rencontre furtive à confirmer mon désir de questionner, à travers ma pratique artistique, le couple et l’amour dans un contexte de mal-logement.

En juillet 2016, afin de réaliser les photographies de l’exposition « Portrait de la France des mal-logés » j’ai traversé la l’hexagone. Aujourd’hui en réponse à ce travail, il me semble pertinent de conscrire la recherche sur le couple à un territoire plus réduit : un quartier.

Ce projet artistique veut confronter la dimension poétique de l’amour à des faits sociétaux brutaux.


Dispositif

Pour la résidence à la Condition Publique en vue d’une exposition au printemps 2018 je suivrai donc pendant 3 mois 3 couples en documentant leurs quotidiens grâce à des photographies. Je ferai en sorte que les personnes photographiées ne soient pas seulement des modèles mais qu’elles proposent des idées de photographies ou des mises en scène.

Les photographies seront réalisées en argentique afin de ne pas les découvrir pendant les prises de vues. Ni moi ni les personnes photographiées n’auront d’ailleurs accès à ces images durant nos rencontres.

A l’issue de nos rendez-vous une restitution des images sera organisée avec le couple. Dans une mise en scène proche d’un plateau de théâtre (fond noir, table en bois et éclairage) nous découvrirons ensemble les modèles et moi-même ce que nous avons capturé. Cette restitution sera filmée avec plusieurs caméras. Elle saisira nos réactions, nos questions, nos réflexions sur les images.

De cette captation vidéo sera extrait un montage présenté sous la forme d’un triptyque vidéo. L’écran central présentera les photographies découvertes et simultanément sur les écrans de droite et de gauche une image des modèles photographiés (le couple) et sur le dernier écran je serais filmé, devenant à mon tour modèle.

La photographie fera office de support de parole. Elle s’éloignera de l’exploit photographique, fantasme d’une image parfaite, pour retrouver une fonction plus documentaire.



 

















Pour des raisons personnelles Jean-Claude Gautrand ne pourra pas assurer la prochaine conférence, c'est Yves Prince qui prend le relais.

Yves Prince
Homme d’image et de récit, formé à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. Il vit aux Etats Unis (Californie) et en France (Essonne). Ses activités professionnelles ainsi que ses choix artistiques lui permettent d’explorer de nombreux modes d’écritures et de représentation.

Photographe d’art et de reportage, directeur artistique de magazines, réalisateur de films et de documentaires, monteur, Yves Prince est également l’auteur de plus de 400 affiches de film pour des films de Jean-Luc Godard, Peter Greenaway, Raoul Ruiz, Wim Wenders, Alain Tanner, Costa-Gavras, Satyajit Ray, Chantal Akerman, Yilmaz Güney, Ettore Scola, John Boorman, Agnès Varda, Andrzej Wajda, Eric Rohmer, Mohsen Makhmalbaf, etc

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